Comment bien gérer sa micro-entreprise ?En moyenne, environ 53 000 micro-entreprises font face à des difficultés financières chaque année.

Cependant, l’attention est souvent portée sur les entreprises qui peinent à franchir les premières étapes de leur croissance. Mais qu’en est-il de celles qui y parviennent ? Quelles sont leurs astuces ? Bien que la gestion d’une micro-entreprise soit considérablement simplifiée, il existe des principes à suivre pour garantir la pérennité de votre activité. Une fois que votre micro-entreprise est opérationnelle, la gestion de votre comptabilité est essentielle pour assurer sa viabilité à long terme.

Alors, comment pouvez-vous être certain de bien administrer votre micro-entreprise et peut-être devenir le succès entrepreneurial de demain ? Dans cet article, Formalizi partage tous ses conseils confidentiels avec vous.

1. Comment établir des factures clients de manière adéquate ?

Tout d’abord, nous allons aborder un sujet fondamental : la facturation. Au sein de votre entreprise, la création de factures pour vos clients est incontournable afin de permettre les règlements. Bien que cela puisse paraître simple à première vue, il existe cependant quelques règles cruciales à suivre. Gardez à l’esprit que chaque facture doit être imprimée en deux exemplaires : un pour votre client et un pour vos archives.

Les informations obligatoires à inclure sur votre facture sont les suivantes :

– Les coordonnées de votre entreprise (raison sociale, numéro SIREN, adresse) ainsi que celles de votre client ;
– La date d’émission de la facture ;
– Le numéro de la facture, que vous pouvez par exemple identifier avec « F0001 » pour la première facture ;
– La date de la vente ou de la prestation de service ;
– La quantité, la dénomination précise du produit ou de la prestation de service, ainsi que le prix unitaire hors TVA des produits vendus et des services fournis ;
– Le taux de TVA applicable, ou les taux appliqués si plusieurs produits ou services ont été vendus.

Chaque ligne de produit ou service doit comporter le taux de TVA qui lui est associé ;
– Le montant total de la TVA ;
– Toutes taxes comprises (TTC) et le montant total à payer hors taxe (HT);
– Les modalités de paiement ;
– Les conditions d’escompte, si un paiement anticipé a été effectué ;
– Le taux des pénalités en cas de retard de paiement ;
– Le montant de l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement due par le créancier professionnel en cas de retard de paiement.

Plusieurs options de paiement s’offrent à vous. Le paiement comptant exige que le client règle le bien ou la prestation de service le jour même de la livraison ou de la réalisation de la prestation. Vous pouvez opter pour un paiement à réception, c’est-à-dire un délai d’au moins une semaine à compter de la réception de la facture. Un autre choix est le paiement avec délai par défaut, dont le délai maximum est fixé au 30ème jour après réception des marchandises ou réalisation de la prestation.

Enfin, le paiement avec délai négocié est envisageable lorsque des clauses particulières sont mentionnées dans les conditions générales de vente ou que les délais ont été convenus entre les parties. Cela peut prolonger le délai jusqu’à 60 jours après émission de la facture.

D’ailleurs, certaines mentions doivent désormais figurer sur votre facture. Pour les entreprises en franchise de base TVA, c’est-à-dire exonérées de déclaration et de paiement de la TVA sur les produits vendus ou services fournis, la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI » (Code Général des Impôts) est requise.

De même, pour les entreprises adhérant à un centre de gestion agréé ou une association, la mention « membre d’une association agréée, le règlement par chèque est accepté » doit être indiquée sur la facture.

Enfin, veillez à conserver toutes vos factures de vente, d’achat et de prestation de service pour vos archives.

2. Gestion des livres de comptes: achats et recettes

Pour assurer une gestion précise de vos transactions et comprendre à la fois les paiements à recevoir de vos clients et vos dépenses en fournitures, la tenue de livres d’achats et de recettes est essentielle.

Dans votre registre d’achats, annexez les pièces justificatives de paiement et enregistrez les détails de chaque achat, y compris l’entité auprès de laquelle vous avez effectué l’achat. Ce registre peut également inclure des informations sur les méthodes de règlement utilisées.

Quant à votre registre de recettes, il nécessite l’enregistrement du nom du client, du montant de la transaction et des modalités de paiement.

La tenue de ces registres vous offre la possibilité de surveiller votre activité commerciale de manière précise, ce qui vous permet de déterminer sa rentabilité et de suivre le seuil de chiffre d’affaires.

Particulièrement pertinent pour les micro-entrepreneurs, ces seuils de chiffre d’affaires sont définis afin de rester dans le statut de micro-entreprise. Pour les activités liées à la vente de biens, le chiffre d’affaires ne doit pas dépasser 176 200€, tandis que pour les micro-entreprises opérant dans les services, il est plafonné à 72 500€.

Ces seuils diffèrent pour les entreprises en franchise de base TVA. Dans ce cas, le chiffre d’affaires maximum est fixé à 82 800€ pour la vente de biens et marchandises, et à 33 200€ pour les prestations de services.

La gestion rigoureuse de ces registres est donc vitale pour éviter de dépasser ces seuils de chiffre d’affaires. D’ailleurs, pensez à respecter les délais de déclaration du chiffre d’affaires. Même en l’absence de chiffre d’affaires (0€), la déclaration demeure obligatoire sous peine de sanctions financières.

3. Déclaration des revenus : un processus essentiel

La déclaration de vos recettes est un processus incontournable pour assurer le paiement de vos cotisations sociales. Ces déclarations peuvent être soumises mensuellement ou trimestriellement, et elles sont généralement effectuées en ligne. Par la suite, les paiements des prélèvements sociaux et fiscaux seront réalisés par télé-règlement à la date d’échéance prévue.

En tant que chef d’entreprise, il est également de votre responsabilité d’inclure le montant total des recettes encaissées dans votre déclaration annuelle d’impôt sur le revenu (Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques). Cela garantit une transparence fiscale et une conformité avec les réglementations en vigueur.

Foire aux questions concernant la gestion d’une micro-entreprise

1. Dois-je avoir un compte bancaire spécifique pour ma micro-entreprise ?

L’ouverture d’un compte bancaire dédié à votre activité professionnelle n’est pas obligatoire. Cependant, si votre chiffre d’affaires dépasse 10 000 € pendant deux années civiles consécutives, vous devrez ouvrir un compte dédié. Ce compte peut être un compte personnel utilisé exclusivement pour votre activité. Bien que ce ne soit pas une exigence, cette pratique est recommandée pour mieux suivre vos finances.

2. Ai-je besoin d’une assurance pour ma micro-entreprise ?

Votre assurance responsabilité civile personnelle ne couvre généralement pas les risques liés à votre activité professionnelle. Il est donc nécessaire de souscrire une assurance professionnelle telle que la responsabilité civile professionnelle ou une assurance multi-risques adaptée à votre domaine d’activité.

3. Que se passe-t-il si mon chiffre d’affaires dépasse les seuils autorisés pour les micro-entrepreneurs ?

Votre chiffre d’affaires hors taxe dépasse les seuils fixés pendant deux années consécutives (N-2 et N-1), que faire ? Vous basculerez au régime réel d’imposition à partir de l’imposition des revenus de l’année N, quel que soit le revenu de l’année N. Surveillez attentivement votre chiffre d’affaires pour anticiper tout changement de régime fiscal.

En conclusion sur comment bien gérer sa micro-entreprise,

La gestion efficace de votre entreprise repose principalement sur un élément clé : la rigueur. Pour éviter de vous égarer dans votre comptabilité, il existe des règles simples à suivre. Ces règles, bien qu’elles ne soient pas complexes, sont cruciales pour assurer la pérennité de votre entreprise. En plus des obligations légales, d’autres règles importantes doivent être respectées. Cela comprend le suivi des clients en retard de paiement, la planification de projets à court, moyen et long terme, ainsi que l’anticipation des problèmes de trésorerie.

L’utilisation de tableaux Excel pour surveiller vos dépenses et vos recettes peut également s’avérer très utile pour maintenir une vue d’ensemble claire de vos finances. En suivant ces pratiques, vous pourrez mieux maîtriser votre activité et éviter les écueils courants.

Si vous souhaitez un accompagnement professionnel pour créer votre micro-entreprise en toute sérénité, contactez nos experts de chez Formalizi pour faire appel à un professionnel. Notre équipe est là pour vous guider dans toutes les étapes de votre démarche entrepreneuriale.

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