Comment se rémunère un freelance ?Contrairement à un salarié, un travailleur indépendant (freelance) doit assurer lui-même la gestion de sa comptabilité et de sa rémunération. Cela inclut la prise en charge des charges professionnelles, des cotisations sociales, et bien d’autres aspects financiers.

Dans ce contexte, il n’y a aucune obligation en termes de rémunération horaire minimale pour un freelance. En conséquence, la rémunération d’un freelance est déterminée librement par lui-même et est sujette à négociation avec son client. Il est important de noter que le montant convenu pour la prestation doit en réalité couvrir l’ensemble des charges et obligations financières qui incombent au freelance.

Si vous souhaitez mieux comprendre le fonctionnement de la rémunération pour un freelance, vous trouverez toutes les informations nécessaires dans cet article explicatif de Formalizi.

1. Les revenus du freelance et la TVA

Un freelance émet des factures pour chaque prestation qu’il réalise. Ces factures comportent plusieurs informations, notamment le montant hors taxes (HT) et le montant toutes taxes comprises (TTC). Les deux montants sont importants pour le calcul du chiffre d’affaires du freelance.

Cependant, le montant TTC ne correspond pas entièrement à ce que le freelance recevra réellement. Lorsqu’un freelance est soumis à la TVA, il agit comme un collecteur d’impôts pour le compte de l’État. En d’autres termes, le freelance facture la TVA à ses clients, mais il ne peut pas la conserver. Au lieu de cela, il doit reverser la TVA collectée à l’État.

Pour illustrer cela, considérons un freelance soumis à la TVA qui réalise une prestation d’une valeur de 500 €. Dans ce cas, le freelance conservera en réalité seulement 400 euros, car les 100 € correspondant à la TVA devront être versés à l’État.

Le freelance peut négocier son Taux Journalier Moyen (TJM) hors taxes avec ses clients, car cela n’affecte pas le montant de la TVA collectée.

2. Les charges professionnelles et sociales du Freelance

À l’instar des sociétés, les revenus d’un micro-entrepreneur sont également soumis à l’impôt sur le revenu (IR) basé sur le chiffre d’affaires HT. De plus, le freelance doit s’acquitter de charges sociales.

Les charges sociales sont versées mensuellement ou trimestriellement en fonction du chiffre d’affaires de l’année précédente. Le taux de cotisation est de 12,8 % pour une activité de vente et de 22 % pour une activité de service.

En ce qui concerne l’impôt sur le revenu, il existe deux options :

– Le freelance peut choisir le prélèvement à la source, entraînant une imposition au barème progressif de l’IR.
– La deuxième option est le versement forfaitaire libératoire. Ce versement est effectué chaque mois ou trimestre en même temps que les cotisations sociales.

En ce qui concerne les charges professionnelles, celles-ci ne sont pas déductibles dans le cadre du régime micro-entreprise. Concrètement, cela signifie que le freelance ne peut pas déduire les frais professionnels de son revenu imposable. Afin de maintenir un seuil de rentabilité, il doit incorporer tous les frais engagés dans la fixation de ses prix de vente ou de ses prestations de service.

Cependant, en ce qui concerne la TVA, le micro-entrepreneur a la possibilité de récupérer la TVA sur le matériel professionnel qu’il achète.

Pour bénéficier du régime de versement forfaitaire libératoire, le revenu fiscal de l’année N-2 ne doit pas dépasser un certain plafond.

3. Combien gagne réellement un freelance ?

Après avoir examiné toutes les charges liées à votre activité, il est essentiel de fixer votre Taux Journalier Moyen (TJM). Mais en réalité, combien perçoit un freelance ?

Dans le cas des micro-entreprises, il ne s’agit pas strictement d’un salaire, mais plutôt d’un TJM, qui représente le revenu quotidien du freelance.

Pour avoir une idée, on estime généralement qu’un freelance travaille en moyenne 130 jours par an. Ce chiffre est approximatif, mais il tient compte des week-ends, des congés, des arrêts maladie, de la gestion administrative, de la prospection de clients, etc.

Prenons un exemple avec un TJM de 600 € et une durée de travail annuelle de 130 jours. Voici comment calculer votre rémunération :

1. TVA : 130 * 600 € correspond au chiffre d’affaires TTC encaissé par l’auto-entrepreneur. Le montant de TVA à reverser à l’État serait de 15 600 euros.

2. Charges sociales : une fois la TVA reversée, vous devrez payer vos charges sociales, qui s’élèvent à 22 % du chiffre d’affaires HT. Ainsi : 62 400 € * 0,22 = 13 728 €, correspondant aux charges sociales.

3. Impôt sur le revenu (IR) : le montant de l’IR est de 2,2 %. En réalisant le même calcul que pour les charges sociales : 62 400 € * 0,022 = 13 72,8 €, correspondant à l’IR.

Après déduction de la TVA, des charges sociales et de l’IR, le montant de la rémunération du freelance serait de 47 299,2 €.

Il existe d’autres prélèvements qui s’appliqueront aux revenus de l’auto-entrepreneur, tels que la Contribution foncière des entreprises (CFE), qui est due chaque année.

En conclusion sur comment se rémunère un freelance

La rémunération d’un freelance peut fluctuer d’un mois à l’autre et d’une année à l’autre. Par conséquent, il est crucial de comprendre vos dépenses pour déterminer au mieux votre TJM. L’objectif principal est d’atteindre un seuil de rentabilité.

Si vous envisagez de devenir freelance, n’hésitez pas à prendre contact avec nos experts de chez Formalizi pour faire appel à un professionnel.

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