Comment créer son entreprise lorsque l’on est au chômageVous avez l’intention de lancer votre entreprise, mais vous vous demandez comment minimiser les risques ?

Tout individu ayant un projet de création d’entreprise se retrouve confronté à la question des risques encourus et de la manière de les réduire. Créer une entreprise peut être le projet d’une vie, impliquant souvent un investissement personnel considérable ainsi qu’un engagement financier important. Avant de vous lancer dans cette aventure, il est essentiel de repérer et de gérer les risques de manière efficace.

Les conseils suivants vous fourniront une base solide pour identifier les risques, vous permettant ainsi de démarrer votre activité de manière plus sereine et d’envisager l’avenir de votre entreprise, ainsi que votre vie personnelle, avec davantage de confiance.

Alors, comment pouvez-vous aborder la création de votre entreprise de la manière la plus sereine possible ? Formalizi vous offre des clés dans cet article.

1. Analysez préalablement les risques et l’état général de votre future entreprise

En premier lieu, il est essentiel de rappeler un conseil de bon sens : il ne faut pas se lancer sans avoir minutieusement préparé et analysé le terrain. Selon le secteur dans lequel vous envisagez de créer votre entreprise, effectuez une analyse de marché approfondie. Renseignez-vous auprès de personnes susceptibles de vous fournir des conseils éclairés, consultez des experts-comptables, des avocats ou des organismes spécialisés dans la création et l’accompagnement d’entreprises. Les incubateurs et d’autres entités similaires peuvent également être d’une grande utilité. De plus, Pôle Emploi propose un accompagnement ainsi que des aides spécifiques destinées aux créateurs d’entreprise.

Il est tout aussi important de vous entourer de personnes en lesquelles vous avez confiance, en particulier si vous prévoyez de vous associer. En effet, la défaillance d’un associé (qui sera donc impliqué dans votre entreprise) peut représenter une menace pour votre activité. Par conséquent, il est impératif de bien connaître au préalable cette ou ces personnes.

D’ailleurs, opter pour une structure comportant plusieurs associés peut contribuer à la réduction du risque, étant donné que vous ne serez pas le seul à supporter les charges financières. De plus, en partageant les responsabilités avec vos associés, vous serez mieux préparés à anticiper et à gérer les risques de manière plus efficace.

2. Optez pour la structure d’exercice la plus appropriée

Ensuite, un autre élément pouvant contribuer à la limitation de vos risques, tant sur le plan juridique que financier, est le choix de la structure d’exercice.

En effet, diverses structures sont disponibles pour l’exercice de votre activité : l’auto-entreprise, l’entreprise individuelle, la société civile (en fonction de l’activité), les sociétés commerciales (EURL, SARL, SAS, etc.). Pour obtenir des informations plus détaillées à ce sujet, vous pouvez consulter notre article dédié pour bien choisir.

Selon les risques, en particulier sur le plan financier, il peut être judicieux de créer une société permettant une limitation de votre responsabilité.

Faisons le point :
– Si l’activité que vous envisagez de développer ne comporte que peu ou pas de risques financiers, vous pouvez envisager de commencer simplement en tant qu’auto-entrepreneur ou entrepreneur individuel, par exemple. En effet, ces formes juridiques offrent l’avantage d’une création simple (les formalités pour devenir auto-entrepreneur peuvent être effectuées en ligne, gratuitement) et d’une comptabilité simplifiée.

– En revanche, dès lors qu’il existe un risque que vous vous retrouviez débiteur d’importantes sommes d’argent. Ou lorsque vous envisagez de vous associer avec d’autres personnes, il est plus prudent de choisir une structure avec une responsabilité limitée. Dans ce cas, chaque associé voit sa responsabilité limitée à son apport en capital. Autrement dit, vous ne pouvez pas perdre davantage que ce que vous avez investi dans la société.

Par exemple, si vous créez une SARL et y apportez 10 000 € de vos économies, en cas de faillite de la société, les créanciers seront remboursés à partir des actifs de la société, y compris les 10 000 € que vous avez apportés. Cependant, ils ne pourront pas réclamer un remboursement sur votre patrimoine personnel.

3. Soyez prudent avec les cautions et garanties

Il est courant qu’un dirigeant soit sollicité pour se porter garant de la société, notamment pour un prêt bancaire ou d’autres engagements financiers. Dans de telles situations, il est essentiel d’être vigilant et de bien mesurer l’ampleur de cet engagement. En effet, lorsque vous vous portez garant, vous engagez votre responsabilité personnelle. Cela signifie que si votre entreprise ne peut pas honorer ses obligations financières, vous serez tenu de le faire en votre nom propre.

4. Maintenez votre activité professionnelle actuelle en parallèle

Si vous occupez déjà un emploi, il peut être rassurant de continuer à travailler dans cette position stable qui vous garantira un revenu régulier, du moins jusqu’à ce que votre nouvelle entreprise atteigne un niveau de stabilité financier suffisant. Vous pouvez consulter notre article sur le fait d’être salarié tout en dirigeant une entreprise pour plus d’informations à ce sujet.

5. Préserver la sécurité de sa famille

En dernier lieu, mettez en place des dispositifs de protection pour votre famille.

Tout d’abord, il existe des mécanismes juridiques permettant de rendre votre domicile insaisissable, ce qui signifie qu’il ne peut pas être saisi en cas de dettes professionnelles. Vous avez également la possibilité d’effectuer une déclaration d’insaisissabilité pour d’autres biens. Cependant, il est important de noter que certains créanciers pourraient demander que ces dispositifs de protection soient levés, transformant ainsi ces biens en garanties.

De plus, si vous êtes déjà marié ou envisagez de vous marier, vous pouvez adapter votre régime matrimonial. En l’absence d’un contrat de mariage spécifique, il arrive que les créanciers professionnels aient le droit de saisir les biens de la communauté en cas de difficultés financières. Cette question est souvent négligée par les entrepreneurs, mais il est essentiel d’y réfléchir attentivement. Pour obtenir davantage d’informations à ce sujet, veuillez consulter notre article dédié.

En conclusion sur comment limiter les risques lorsque l’on crée son entreprise

La création d’une entreprise comporte toujours son lot de risques, mais cet article vous a fourni plusieurs conseils pour les minimiser, vous donnant ainsi les clés d’un départ réussi dans le monde de l’entrepreneuriat.

Si vous avez encore des incertitudes concernant la création de votre entreprise, ne tardez pas à prendre contact avec nos experts de chez Formalizi pour faire appel à un professionnel. Ils seront ravis de vous guider.

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